• Dans ma vie antérieure


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  • Cinquante trois ans ont passés depuis son engagement pour l'Indochine. Il avait 28 ans comme la plupart de ses camarades, il n'était sans doute pas le plus sage, il ne savait pratiquement rien de l'Indochine et pourtant il s'était engagé pour faire la guerre.

    Il était parti là-bas pour des tas de raisons à lui, allez savoir ! pour rien, par défi, pour changer d'air, un peu pour la gloire, parce que à cet age , la mort on n'y croit pas tout à fait. Qu'à-t-il trouvé ?....

    Pour la première fois il voyageait à l'oeil. Dans cette machine à vapeur qui ferraillait vers Marseille, il à trouvé une brocante humaine, des paumés, des bouseux, des comiques et même des salauds. Un litron circulait de main en main, son tour vint, il entonna la bouteille puis là passa à son voisin.

    Les flics les attendaient à Marseille, des CRS chatouilleux du gourdin, ils les ont fait monter dans des camions direction le camp de transit, premier contact avec l'armée française, il rêvait d'embarquer. Il lui on coup les cheveux, attribué un uniforme, et sous peu il bénéficierait d'un arme, il étrennait un nouveau personnage sans savoir qu'un jour son nouvel aspect lui ferait horreur.

    L'armée lui inspirait des sentiments divers et on le voyait mal faire de vieux os sous les drapeaux.

    Il se rappelait de la traversée sur un bateau couvert de minium, Marseille-Saïgon, certain avait trouvé une place à l'air libre, mais le plus gros de la troupe croupissait dans les entreponts. Le mal de mer n'avait pas été long à ravager les estomacs.

    Au petit jour on les fit débarquer, je l'imagine, une petite gueule maigre, brun silencieux, les yeux délavé,un chapeau de brousse, au milieu d'une colonne en file indienne s'enfonçant dans la jungle.

    Le voyage jusqu'au centre d'intégration avait été un véritable calvaire, trois jours à vitesse d'escargot, ils étaient tous logés à la même enseigne puilleuse exclu de tout confort, les lits picot à même la terre sans matelas il dormait à la dure. Pour tous il n'y avait qu'un seul local sanitaire qui servait à la fois de douche et d'infirmerie.

    Dans la nuit un typhon leur est tombé dessus, ça valait les plus grosses tempêtes de chez lui, de l'eau il en avait jusqu'au genoux, comme accueil il y avait mieux.Puis il y à eu le fameux baptême, il n'a pas trouvé le temps d'avoir peur, maintenant il savait, il avait le nez dedans. Dans sa section il y eu des morts.

    Les rizières étaient inondées, c'était dur de courir dans les rizières avec de l'eau jusqu'à mi-cuisse. Fous ils étaient fous, toute la nuit ils ont tenu et puis il à fallu repartir.

    La jungle répandait toutes sortes d'odeurs, elles étaient rarement agréable, la sueur coulait sur ses bras rendant poisseuse la crosse de son arme, son corps couvert de piqûres le démangeait sérieusement. Pour les hommes comme lui l'adaptation au combat dans la jungle fut très difficile. C'était un supplice que de transporter quoi que se soit, les vêtement trempés, sales et collant à la peau, ils marchaient plusieurs jours sans quitter leur chaussures, la crasse permanente, quand aux serpents c'était leur cauchemar.

    Le combat dans la jungle, c'était vraiment l'enfer, les embuscades étaient une obsession, ils étaient obligés de manier la machette contre les lianes, contre les feuillages qui leur interdisait le passage, bon sang il avait eu tort de venir là, voilà ce qu'il ruminait dans la chaleur humide. Il devait faire son possible pour tenir physiquement et moralement, et il savait que le lendemain se serait la même chose, peu être pire, en tous cas, ça ne pourrait aller mieux.

    Il à été tué par une mine, les deux jambes arrachées, il est resté conscient une demi-heure, il à réglé ses comptes avant de mourir. Il est mort les yeux ouverts, il pleuvait, le ciel était gris, l'ordre de départ à été donné, on l'à porté dans une toile de tente, on l'à déposé près du fleuve.

    on va le laisser là.........

     


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  • en noir et blanc

    en noir et blanc


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  • le boeuf

    Lors d'une promenade à la campagne, un boeuf c'est approché de moi.

    "bonjour me dit-il"

    apercevant mon appareil photo, il me demanda de le photographier, surpris je me pliais à sa demande.

    Garde là bien me dit-il et souviens toi de moi, car la prochaine fois que tu me verras ce sera dans ton assiette. Puis il baissa l'encolure et se remis à brouter.

    Je repris mon chemin et moi aussi je me suis mis à ruminer !!!!


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