• L'imprévu

    << je m'appelais TAO, j'avais à peine un an, j'étais un gentil petit chat, je suis mort ce matin à 6 heure; il est midi et personne ne s'est encore rendu compte >>

    C'est au dessus de la petite maison qui borde la route que se situe mon point de vision, je suis allongé dans l'herbe au bord de la route. Sorti de mon corps, je le contemple. Je suis mort et je ne m'en suis même pas rendu compte, cela à été trop rapide.

    Je regarde mon corps dont j'ai été expulsé sans préavis. Quel gâchis! quelle mort imbécile.

    Ma courte vie défile devant moi, je me souviens être arrivé le 16 juin 1997, j'étais tout petit, environ 2 mois. C'est une dame qui m'a trouvé dans son jardin, je ne me souviens pas comment je suis arrivé là, mais j'ai bien senti qu'elle ne voulait pas me garder. Elle à fait le tour du quartier pour me faire adopter. Les candidats à l'adoption ne se bousculaient pas, même mes maitres actuel ne semblaient pas très empressés. Puis ma nouvelle maîtresse qui disait non tout en voulant dire oui m'a emmené dans ma nouvelle demeure.

    J'étais tout beau, tout mignon et je ronronnait de plaisir. Elle m'à monté dans la chambre où le maître était couché, malade. Elle m'a déposé sur le lit et je me suis blotti dans le creux de son bras. Ils ont craqué, j'étais adopté et j'ai passé ma première journée dans le lit.

    J'ai grandi sans histoire, j'étais toujours aussi adorable. Il faut dire que je ne faisais pas de bêtises, je m'amusais dans le jardin, je grimpais aux arbres, que c'était agréable! en fin d'après-midi je rentrais sagement. Je grandissais et m'enhardissais un peu plus chaque jour, j'allais même rendre visite aux vaches dans le pré du voisin, mais prudemment car elles étaient énormes.

    Maintenant cela est fini, comme c'est court la vie d'un chat.

    Il est quatorze heure, je suis toujours au même endroit et je vois mon maitre. Il à l'air inquiet, son regard fouille le bord de la route, je sens qu'il appréhende quelque chose. Je voudrais lui dire que je suis là, mais je ne peu plus miauler. Il s'arrête et je comprend qu'il m'a aperçu dans l'herbe. Il est de l'autre coté de la route, il semble hésitant, le regard fixé sur mon corps inerte, enfin il traverse et s'agenouillant ne peu que constater ma mort. Je l'entend murmurer << petit con >> je suis d'accord avec son oraison funèbre.

    Il à fallu que je sorte cette nuit. Un bruit assourdissant, un éclair et plus rien.

    Et puis j'ai senti comme une présence, LOLA était là lorsque la forme blanche est sorti de mon corps écrasé. Elle était là pour m'accueillir tout simplement << tu vois TAO, il y à une vie après la mort >>.

    C'est le printemps, ma vie défile sur un écran d'ordinateur, il va y avoir le mot FIN....

    J'ai peur.

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 3 Novembre à 16:17

    C'est le printemps

    encore une question

    qui s'ajoute au " questionnement "

    magnifique ! bravo

    Joden

      • Samedi 3 Novembre à 17:32

        merci

        bonne soirée

    2
    Samedi 3 Novembre à 21:19

    Merci

    également

    3
    Dimanche 4 Novembre à 21:47

    Un beau début pour ce blog...

    J'ai beaucoup aimé cette histoire...

    Bonne continuation

    FAUSTINE.

    4
    Dimanche 4 Novembre à 22:30

    Un superbe texte que j'aime énormément!

    Bravo et bonne continuation!

    Réjeanne

    5
    Vendredi 9 Novembre à 10:04

    Les pauvres animaux sont toujours les victimes de l'inconscience des hommes

    Amicalement

    Claude

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